Réseau école du Parti communiste français

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Tract Education Prioritaire

EDUCATION PRIORITAIRE :
NI REDEPLOIEMENT, NI CHARITE : 
EXIGEONS L'EGALITE !
 
Avec sa nouvelle carte de l’éducation prioritaire, le gouvernement affiche l’ambition de lutter contre les inégalités. Mais le compte n’y est pas ! Il n’est pas possible de répondre aux besoins et de permettre l’appropriation de savoirs ambitieux par tous les enfants sans donner des moyens nouveaux à l’éducation !
 
Une fois encore, c’est clair, pour mener une politique de progrès, l’urgence est de rompre avec l’austérité. 
 
À l’inverse, le gouvernement part des maigres moyens qu’il est prêt à accorder, et invente une sorte de concours d'entrée à l'éducation prioritaire. Tant de REP, tant de REP+ à pourvoir, et que les directions académiques désignent les (mal)heureux élus ! La méthode a pour lui un avantage, elle camoufle la modestie de l'effort global consenti : 350 millions d'euros bruyamment attribués à l'éducation prioritaire sur le quinquennat, alors que le budget total de l'éducation est de 88 milliards uniquement pour 2015 et que l’éducation prioritaire concerne 20% des élèves ; et seulement 1082 réseaux alors qu’il y en avait 1105 en 2006 ! 
 
Pour que de nouveaux établissements rentrent dans l’éducation prioritaire, il faudra donc que certains en sortent : les personnels et les établissements sont mis en concurrence, opposés les uns aux autres, alors que tout le monde manque de moyens et que les conditions d’enseignement se dégradent partout. 
 
C'est l'égalité, pas l'austérité, qui doit commander la refonte de l'éducation prioritaire.
 
Son financement ne peut se faire par redéploiement. Dans le contexte de crise actuelle, qui frappe de plein fouet les élèves, leurs familles et leurs enseignants, aucun établissement ne peut accepter une dégradation de ses moyens, juste suffisants parfois pour maintenir la tête hors de l'eau ; aucun enseignant ne peut tolérer une baisse de ses revenus. Pour sortir de la crise, assurer l’avenir de notre économie et de notre démocratie, il faut dépenser plus pour l’éducation !
 
Ses principes directeurs doivent remettre en cause ceux qui ont fait la preuve de leur inefficacité au cours des années précédentes, particulièrement à travers les programmes des ECLAIR. Il est temps de rompre avec le mythe de l'innovation salvatrice, l'individualisation de l'enseignement, les projets personnalisés, la contractualisation et la déréglementation.
 
Sa carte doit tenir des imperfections de certains critères. Elle doit tracer une géographie des besoins, pas un carcan financier.
 
Aussi longtemps que l'égalité ne sera pas établie, une politique d'éducation prioritaire restera indispensable. Dès aujourd'hui, le parti communiste exige que soient entendues les revendications des parents, enseignants, organisations syndicales,  élus, mobilisés depuis novembre sur la question de l'éducation prioritaire, et dès cette rentrée de janvier, sur celle des postes d'enseignants et des dotations horaires des établissements.
Le parti communiste les invite à inscrire ces luttes sur le terrain politique : construisons ensemble l’école de l’égalité !

Nous ne voulons plus d’une école inégalitaire, même compensée par des politiques d’éducation prioritaire ! C’est toute l’école qu’il faut refonder pour assurer la réussite de tous.

Faire respecter la gratuité complète de la scolarité obligatoire, pour tous et partout, pour inscrire dans les faits le droit universel à l'éducation et faire reculer les inégalités de réussite scolaire liées aux inégalités de revenus familiaux. 

 
Penser partout les contenus d'enseignement en prenant pour modèle l'élève qui n'a que l'école pour apprendre. Les réussites observées en ce sens en ZEP n'ont aucune raison d'y être cantonnées, réduites à un référentiel de bonnes pratiques : il faut les analyser pour les généraliser partout. C'est tirer les conséquences du "tous capables" inscrit désormais dans la loi, et c'est faire reculer les inégalités de réussite scolaire liées aux inégalités de capital scolaire familial.
 
L’école doit se faire à l’école. Faire assurer dans le temps scolaire, suffisamment allongé pour cela, l'intégralité des apprentissages formant le curriculum commun, pour éviter la marchandisation d'une partie de ces tâches, ou la mise en place coûteuse et aléatoire de dispositifs municipaux ou associatifs, pour faire reculer les inégalités de réussite scolaire liées aux inégalités territoriales.
 
Former et payer correctement tous les enseignants, en intégrant à leur salaire fixe revalorisé l'ensemble des primes, pour éviter une crise de recrutement profonde et leur permettre d'exercer leur métier dans de bonnes conditions, en refusant la course aux heures supplémentaires au détriment de leur santé et de leur travail. C'est faire reculer les inégalités de réussite scolaire liées à la crise de recrutement : pénurie d'enseignants, absences non remplacées, recours aux contrats précaires, à des personnels moins qualifiés...
 
Repenser la carte scolaire en prenant comme étalon la mixité sociale, prendre des mesures visant à la faire respecter, au lieu de favoriser le tourisme scolaire par une carte inégalitaire des options et la mise en concurrence des établissements, associer les élus et les représentants syndicaux à une élaboration plus transparente et démocratique, pour faire reculer les inégalités scolaires liées au domicile.

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