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Bac : Situation exceptionnelle, oui, mais pas d'instrumentalisation de la crise !

Le bac doit rester un diplôme national
Une solution exceptionnelle, oui, mais pas d’instrumentalisation de la crise!

Aujourd’hui, les annonces gouvernementales sur le baccalauréat confirment l’option du contrôle continu pour l’ensemble des épreuves.

Aux côtés des jeunes, des enseignants et des familles, nous serons vigilants sur les conditions de mise en oeuvre du contrôle continu. Prendre les notes établies cette année, sans discernement, revient à faire comme si elles avaient été établies dans l’optique d’attribuer le baccalauréat, ce qui est faux : elles sont formatives tout au long de l’année, des élèves progressent jusqu’au mois de juin… Les commissions mises en place devront faire preuve de souplesse. Au delà de l’assiduité, il faudra tenir compte des possibilités pour chaque élève d’être là jusqu’au 4 juillet.

Cette solution doit rester une solution d’urgence. Nous ne pouvons pas accepter que le gouvernement instrumentalise la crise pour imposer la destruction du baccalauréat comme diplôme national et premier diplôme du supérieur.

Depuis des mois, le ministre Blanquer cherche à imposer une réforme du baccalauréat fondée sur la généralisation du contrôle continu, malgré l’opposition de la communauté éducative. Une telle réforme, associée à la sélection à l’entrée de l’université et à la création de Parcoursup, a des conséquences graves : elle transforme la relation entre les enseignants et les élèves, en remplaçant l’apprentissage par la sélection; elle remet en cause la valeur nationale du baccalauréat et créée un marché de l’éducation dans lequel les établissements et les familles sont mis en concurrence. 

En choisissant de faire passer le bac en contrôle continu cette année, Blanquer cherche à instrumentaliser la crise pour imposer sa politique. D’autres solutions auraient pu être trouvées, garantissant un minimum d’épreuves nationales communes. Depuis deux semaines, nous proposons des programmes réduits, des sujets au choix et le maintien d’épreuves nationales dans une ou deux matières. 

En maintenant le calendrier de Parcoursup malgré la situation exceptionnelle, en contraignant les lycéens à faire leurs choix de formations et à constituer leurs dossiers dans des conditions aussi précaires, le gouvernement cherche à utiliser la crise pour réduire l’accès à l’enseignement supérieur.

La crise sanitaire est en train de devenir une crise éducative. Le gouvernement, le ministre Blanquer en sont responsables. 

Par ses mensonges et son mépris, Blanquer a perdu la confiance de la communauté éducative. Il n’est plus l’homme de la situation. Pour restaurer la confiance nécessaire au bon fonctionnement du système éducatif en temps de crise, il faut d’urgence donner des garanties sur le caractère exceptionnel de l’utilisation du contrôle continu, annoncer le retrait de la réforme Blanquer du baccalauréat et de la sélection à l’entrée de l’université.

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