Réseau école du Parti communiste français

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Un gouvernement contraint de faire composer des élèves par la force n’est pas légitime !

Alors que l’organisation chaotique des premières épreuves du nouveau baccalauréat (E3C) donne raison à la communauté éducative, mobilisée depuis plus d’un an contre la réforme du lycée, le gouvernement s’obstine et franchit un peu inédit dans la répression.

 

Sujets disponibles en ligne avant même que l’ensemble des candidats aient passé les épreuves, conditions d’examen non respectées dans la majorité des établissements, sujets parfois non abordés en classe… Autant de dysfonctionnement apparents qui révèlent en fait une inévitable gabegie, conséquence d’une réforme préparée dans la précipitation, sans que les moyens nécessaires à son application ne soient fournis aux établissements.

 

Le ministère voudrait tuer le bac qu’il ne s’y prendrait pas autrement

 

Ce désordre contribue en réalité à remettre en cause la légitimité du baccalauréat comme premier diplôme universitaire, laquelle était déjà bien affaiblie par des années de discours misérabilistes et déclinistes, prêchés à longueur d’antenne par les tenants d’un retour à l’ancien monde, que la démocratisation scolaire avait toujours insupportés, mais aussi par les précédentes réformes, notamment la mise en place de Parcoursup.

 

Face à la mobilisation des personnels, des élèves et de leurs parents, la réponse du gouvernement est indigne. Tandis que de nombreux militant-e-s sont convoqués dans les commissariats et menacés de sanctions administratives par les rectorats, les élèves grévistes, ayant refusé par milliers de passer ces épreuves absurdes, se voient attribuer un zéro qui sera pris en compte pour le bac.

 

Devant les lycées, les manifestants sont systématiquement et violemment réprimés par les forces de l’ordre. Faits inédits, la police a pénétré dans plusieurs établissements scolaires pour encadrer le déroulement des épreuves, des élèves ont été enfermés à clé dans des salles d’examen, des professeurs se sont refuser l’accès à leur propre établissement et des alarmes anti-incendie, pourtant essentielles à la sécurité des personnels comme des usagers, auraient été débranchées volontairement par certaines administrations.

 

L’école de la confiance prôné par le ministère n’a jamais été un si bel exemple d’antiphrase. Un gouvernement contraint de faire composer des élèves par la force n’est pas légitime ! Jean-Michel Blanquer doit en tirer les conséquences et revenir sur la réforme du lycée ou démissionner. Le parti communiste apporte son soutien sans réserve à l’ensemble des personnels, élèves et parents mobilisés et réaffirme son attachement au baccalauréat comme diplôme national, ouvrant l’accès à l’enseignement supérieur.

 

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