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Enseignement supérieur et Europe : Ian Brossat répond à la CPU

Réponse de la liste «Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent» présentée
par le PCF au questionnaire de la Conférence des présidents d’université.

 

Les savoirs complexes jouent un rôle de plus en plus important dans nos sociétés. Pour que les citoyennes et les citoyens puissent maîtriser leur travail, leur destin individuel et collectif, et inventer les réponses nécessaires aux défs de l’avenir, une augmentation générale du niveau de connaissances et de qualifcation dans l’ensemble de la société est nécessaire. Les universités ont un rôle central à jouer, non pas, comme vous l’écrivez, en tant que « moteur des écosystèmes d’innovation », « éduquant les forces de travail et la majorité des dirigeants », mais en tant que lieu où se construit une culture commune à tou·te·s les citoyen·ne·s de demain, où les savoirs se partagent et s’enrichissent, et où les coopérations les plus larges permettent d’inventer ensemble les solutions aux problèmes nouveaux qui nous sont posés. Cela implique que les universités soient ouvertes à toutes et tous : c’est pourquoi nous nous battons pour l’abrogation de la loi ORE
et de Parcoursup.

 

Nous ne partageons pas l’idée que les universités doivent d’un côté être mises au service d’une concurrence économique qui divise la société à l’échelle européenne et mondiale, et de l’autre faire accepter ces divisions en créant de la « cohésion sociale ». Nous voulons œuvrer au partage le plus large possible des savoirs et des pouvoirs et c’est pourquoi nous voulons démocratiser l’enseignement supérieur ; défendre un enseignement et une recherche libres et pluralistes, indépendants des marchés ; et promouvoir la coopération à tous les  niveaux, en lieu et place de la concurrence.

 

Ce désaccord de projet rend difcile de répondre à vos questions, dont la formulation semble occulter les logiques profondes des politiques de l’enseignement supérieur et de la recherche mises en œuvre en Europe. Vous parlez de « coopération » quand la réalité, c’est l’amplifcation de la concurrence ; vous parlez de « moyens » là où au contraire la pénurie est devene un instrument pour imposer les politiques libérales ; vous dites défendre les « libertés académiques » et en même temps vous demandez à l’université d’inculquer des « valeurs ». En mettant un mot pour un autre, vous masquez la réalité des politiques libérales, et vous empêchez le débat démocratique sur ces politiques.

 

[Consulter la réponse dans son intégralité]

[Consulter le questionnaire adressé par la CPU aux candidats]

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