Réseau école du Parti communiste français

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Face à l'école de Blanquer, construire l'école en commun !

L’école de Blanquer n’est pas la nôtre !

L’école de la communication et de l’entrepreneuriat

  • Jean-Michel Blanquer prône une « école de la confiance » et promeut la « bienveillance ». Pourtant, il impose ses réformes en passant outre l’avis de la communauté éducative à laquelle il demande surtout de ne pas faire de vagues. Les belles paroles et les effets d’annonce sont au quotidien contredits par les actes et la politique effectivement menée.
  • Le ministre encourage l’« innovation pédagogique » pour elle-même. De même avec l’utilisation du numérique qui devient un critère d’évaluation des enseignant·e·s sans se soucier de sa pertinence.
  • Il défend l’« approche par compétence » déconnectée des savoirs. L’apprentissage n’a plus comme finalité de former des hommes et des femmes capables de comprendre le monde mais au contraire de former de futurs petits entrepreneurs d’eux-mêmes, créatifs, polyvalents, flexibles, adaptables…

L’école de l’autoritarisme et de l’arbitraire

  • L’article 1 du projet de loi « pour une école de la confiance » remet en cause la possibilité pour les enseignant·e·s de s’exprimer librement y compris en dehors de la classe. Si le projet n’a pas encore été adoptée, les convocations et menaces de sanctions sont déjà bien réelles.
  • Le gouvernement va plus loin avec la remise en cause du statut de la fonction publique et l’embauche massive de contractuels afin de favoriser le pouvoir des managers et des petits chefs en tout genre, aux ordres de la hiérarchie. 
  • En reprenant la main sur la formation des enseignant·e·s, le ministère espère endoctriner les futurs enseignant·e·s. Une manière de s’assurer qu’ils et elles appliqueront sans broncher les moindres volontés du ministre lorsqu’il souhaitera imposer ses propres méthodes de lecture ou encore ses propres évaluations, au mépris de la liberté pédagogique et des textes réglementaires en vigueur.

L’école de l’austérité et de la pénurie

  • Des milliers de postes sont supprimés et des centaines d’écoles ferment leurs portes. Les effectifs dans les classes continuent de grimper au détriment des conditions d’enseignement. Des choix budgétaires qui répondent à l’objectif de supprimer 120 000 fonctionnaires durant le quinquennat.
  • Le transfert des compétences aux collectivités locales permet à l’État de se désengager toujours plus. Périscolaire aux municipalités, orientation aux régions, etc. En définitive, c’est la qualité du service public et l’égalité territoriale qui en pâtissent.
  • Pendant que le point d’indice est gelé et que les salaires sont amputés par l’augmentation de la CSG et par les jours de carence, l’inflation grignote doucement mais sûrement ce qu’il en reste. Les enseignant·e·s français·es sont pourtant parmi les moins bien payés d’Europe. Voilà qui explique sans doute en partie les difficultés de recrutement !

L’école de la concurrence 

  • Du CP jusqu’au lycée, les élèves sont évalués en permanence. Le contrôle continu au baccalauréat ne manquera pas de renforcer cette tendance. Autant de temps en moins pour apprendre et de stress en plus pour les élèves.
  • L’évaluation permanente attise la concurrence entre les élèves, entre les enseignant·e·s et entre les établissements. Pour reprendre les mots du Président, l’école est chargée de faire le tri ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien : ceux obtiendront l’établissement souhaité et les autres, ceux qui obtiendront la spécialité choisie et les autres, ceux qui obtiendront une place à l’université et les autres…
  • Le nouveau lycée favorisera celles et ceux qui ont un projet déjà défini et qui sauront se projeter dans l’avenir le plus rationnellement possible. L’éducation n’est plus un droit mais un investissement personnel dont il convient d’anticiper les coûts et les gains. Les formations en marketing ou en finance seront toujours plus utiles et plus rentables que les diplômes de sociologie et de littérature…

L’école des riches et de la reproduction sociale

  • Le gouvernement multiplie les cadeaux à l’enseignement privé. Avec l’instruction obligatoire dès l’âge de trois ans, les communes seront désormais dans l’obligation de financer les écoles maternelles privées. De même, la restriction des « capacités d’accueil » à l’université pousse les étudiants, en attente ou refusés sur ParcourSup, vers des formations privées. Tant pis si ces dernières sont payantes et qu’elles sélectionnent par l’argent.
  • La gratuité de l’éducation est remise en cause. Le développement du soutien ou du coaching scolaire est le symptôme d’une école qui ne suffit plus pour réussir et qui exige un investissement personnel extérieur. De même, l’augmentation des frais d’inscription universitaires pour les étudiants extra-communautaires préfigure leur augmentation généralisée, sur le modèle des pays anglo-saxons.
  • L’école sélectionne de plus en plus les enfants issus des familles les plus favorisées, économiquement et/ou socialement. Les nouveaux programmes, élitistes, risquent de perdre encore plus les élèves qui rencontraient déjà des difficultés. La réforme du lycée général et technologique et du baccalauréat favorise les élèves qui auront chez eux les ressources pour s’en sortir. La voie professionnelle scolaire, au lieu d’être revalorisée, est soigneusement démantelée pour mieux la vendre au patronat.

L’école de Blanquer, c’est l’école du néolibéralisme arrogant et autoritaire !

 

Construire une école de l’égalité et de l’émancipation

Des moyens au service de l’égalité et des conditions d’enseignement

  • Le budget de l’Education nationale doit être porté dans un premier temps à 7% du PIB et l’État doit redevenir majoritaire dans les investissements éducatifs. En parallèle, nous proposons d’en finir avec le financement public de l'école privée. L'argent public doit aller à l'école publique !
  • Cet investissement supplémentaire doit permettre la réduction des effectifs : pas plus de 25 élèves par classe en général, 20 en maternelle et en éducation prioritaire.
  • La gratuité de toutes les composantes de l'éducation (école, université, fournitures, transports) doit être également garantie.

De la considération pour les membres de la communauté éducative

  • Les salaires des fonctionnaires, notamment des personnels de l’éducation, doivent être revalorisés. Nous proposons également un vaste plan de titularisation pour mettre fin à la précarité dans les écoles.
  • La liberté pédagogique doit être garantie aux enseignants et leur formation doit leur permettre reprendre la main sur leur métier. Nous proposons de co-construire une formation initiale et continue de qualité et d’instaurer un pré-recrutement des enseignant·e·s sous statut de la fonction publique.
  • La parole des personnels, enseignants ou non, des élèves et des parents doit être écoutée. Nous nous opposons à la remise en cause des instances paritaires et à la fausse autonomie des établissements. Nous proposons de créer des structures véritablement démocratiques pour faire fonctionner les écoles et d’instaurer un statut de parent délégué inscrit dans le code du travail.

Un enseignement ambitieux et pour tous et toutes

  • Les cultures techniques et professionnelles doivent être enseignées à tous les élèves dès le primaire. Les filières professionnelle et technologique au lycée doivent être revalorisées.
  • Nous proposons de construire une école pensée pour celles et ceux qui n’ont que l’école pour réussir à l’école. Pour donner à toutes et tous le temps d’apprendre, prolongeons la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans.
  • Nous souhaitons renforcer le cadre national des formations et des diplômes et garantir la reconnaissance de toutes les années d'études dans les conventions collectives.

Notre école, c’est l’école en commun !

Vous pouvez retrouver toutes les propositions du Réseau école du PCF dans la brochure qu’elle a éditée, L’École en commun, disponible en ligne : http://www.pcf.fr/

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