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Les dossiers de Carnets rouges #1 L'éducation physique et sporive (EPS)

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, et Roxana Maracineanu, ministre des sports, ont annoncé le 8 février dernier dans une interview publiée par 20 Minutes la mise en place à la rentrée prochaine d'un projet intitulé « confiance et sport ». Outre la terminologie choisie, qui met de côté l'EPS au profit du sport, le projet consiste en quelques expérimentations, parmi lesquelles des après-midis libérés pour la pratique sportive. Une conception bien étrange de l'éducation physique et sportive à l'école puisque cette dernière semble reléguée aux marges de l'institution. Afin d'alimenter la réflexion et le débat, nous republions dans ce dossier les articles consacrés à l'EPS dans les différents numéros de Carnets rouges. L'occasion notamment d'interroger la place de l'EPS dans les programmes scolaires, à l'heure où les responsables politiques mettent en avant l'école des fondamentaux, ou encore d'aborder l'égalité entre les femmes et les hommes.

L'émancipation par le sport

Yvon Léziart, professeur des universités à l'université de Rennes 2

In Carnets rouges n°3, "L'émancipation au cœur de l'éducation"

Le sport depuis son apparition en France, à la fin du XIXème siècle est, soit paré de toutes les vertus éducatives (faire du sport c’est s‘éduquer), soit délesté de toute responsabilité éducative en raison de sa proximité aux pouvoirs économiques et politiques (le sport est une courroie de transmission des valeurs du capitalisme). Cette analyse dichotomique est évidemment caricaturale et cache l’existence, dès la naissance du sport, d’une volonté de faire exister un « sport éducatif ».

 

Quelle égalité pour la mixité et l'émancipation ?

Annick Davisse, Inspectrice Pédagogique Retraitée, et Claire Pontais, Responsable nationale du SNEP

In Carnets rouges n°3, "L'émancipation au cœur de l'éducation"

Interrogeant les écarts de notes filles/garçons au bac, en français, dans le n°2 des Carnets Rouges, nous pensions que la publication de ces données créerait étonnement et débat, il semble que non… Est-ce parce ces chiffres ne faisaient que vérifier une inégalité que tout le monde connaît ou parce qu’après tout « on n’y peut rien » ? Notre expérience de lutte contre l’échec des filles en EPS comme notre conception du combat contre les inégalités scolaires (donc contre l’échec des garçons) nous conduit à revenir sur quelques ambiguïtés de ce que l’on entend par action « pour l’égalité entre filles et garçons » et par là même un progrès de l’« émancipation » de tous et toutes.

 

L’EPS, fondamentale ou pas ? 

Christian Couturier et Claire Pontais, enseignants en EPS et syndicalistes SNEP-FSU

In Carnets rouges n°12, "Des fondamentaux, pour quelle école ?"

La question des fondamentaux occupe l’école depuis 40 ans, avec le risque évident de hiérarchiser les disciplines et les savoirs, certains étant jugés plus fondamentaux que d’autres. A ce jeu-là, l’éducation physique et sportive (EPS) est toujours perdante, elle n’est jamais considérée comme discipline fondamentale ! Pour le sens commun la réussite à l’école permet d’avoir un « bon » métier. Or l’EPS, le sport, mais aussi les pratiques artistiques, sont plutôt du côté des loisirs, d’une préparation à l’occupation du temps libre : pas fondamental ! L’école, c’est l’écrit, l’intellect, le rationnel, or l’EPS, c’est le corps et ses techniques, le sensible, l’émotion : pas fondamental !

 

Carnets rouges n°15, "Corps, éducation et société".

C'est par le corps que nous sommes au monde. Et c'est dans  notre rapport au monde que nous devenons corps à la fois  singulier et pluriel. Être et devenir : c'est dans les tensions  et  les  contradictions  des  relations  que  nous  établissons   entre  l'individuel,  avec  sa  part  irréductible  d'intime  et  de   social mêlés, et le collectif (familial, scolaire, social...) que  nous pouvons nous construire, nous réaliser comme êtres  humains, comme "corps-personnes". 

Le corps est toujours au cœur des rapports sociaux qu'en - gendre tout système économique. L'actuel capitalisme néo- libéral  n'échappe  pas  à  cette  règle.  "Corps-machines"  qui   interrogent  les  conditions  sociales  pratiques  de  leur  mise   en  travail.  "Corps-marchandises",  objets  de  consomma - tion, normés, normalisés, mis sur le marché pour satisfaire  la  recherche  de  profit  et  les  "retours  sur  investissement".   Corps  humiliés,  rejetés,  au  nom  d'inégalités  prétendues   "naturelles"  alors  qu'elles  sont  socialement  et  historique- ment construites au service de rapports de domination...  [...]

Dans  la  diversité  des  contributions  de  ce  numéro,  se  des- sinent  quelques  enjeux  politiques,  sociaux,  idéologiques   et pédagogiques de cette place. Quelles sont les évolutions  des représentations du corps dans la société et son institu - tion scolaire ? De quelle conception du corps est porteuse  la  laïcité  ?  A  propos  de  la  "méthode  de  Singapour",  quels   sont les enjeux de la manipulation dans les apprentissages ?  Comment la place à l'école des enfants en situation de han - dicap interroge le "tous capables" ? Savoirs ou "éducations  à" ? Corps et genre dans le système scolaire ? Quels enjeux  pour l'EPS ? Telles sont quelques unes des pistes explorées  dans ce numéro, avec toujours la volonté de contribuer au  nécessaire travail collectif de réflexion qu'exige la mise en  œuvre d'une école au service de l'émancipation humaine.

Vous retrouverez notamment dans ce numéro deux articles concernant spécifiquement l'EPS :

  • "En quoi l’EPS participe à l’éducation citoyenne ?", Benoît Hubert, secrétaire national du SNEP-FSU (p. 15) ;
  • "L’EPS engage-t-elle nécessairement à la compétition et la concurrence ?", Patrick Lamouroux, professeur agrégé d'EPS (p. 18).

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