Réseau école du Parti communiste français

Réseau école du Parti communiste français
Accueil
 
 
 
 

Carnets Rouges n°13, mai 2018 : Quelques idées communistes pour l'éducation

 

 

Carnets Rouges est disponible sur commande en version papier.

Merci de bien vouloir remplir et expédier le bulletin  de souscription disponible en suivant ce lien.

 

Edito

Identifier le projet communiste : de la « réussite de tous » à « l’école en commun ». Marine Roussillon
En 2005, le PCF publiait une brochure intitulée « Pour une école de l’égalité, de la justice et de la réussite de tous »1. Une dizaine d’années plus tard, une nouvelle brochure vient actualiser le projet du parti communiste pour l’éducation : « L’École en commun »2. Les formules adoptées pour définir le projet communiste ne sont pas anodines. Qu’est-ce que « la réussite de tous », et en quoi est-ce un projet communiste ? Quelle relation entretient cet objectif avec l’idée d’un « commun » - et cette idée relève-t-elle d’un projet communiste ?

Émanciper par la culture et les savoirs. Paul Devin
La vision d’une école capable de construire une société égalitaire par la démocratisation des savoirs et de la culture commune pourrait passer pour une illusion impuissante face au constat d’une fonction scolaire dominatrice et reproductrice, servant essentiellement la conservation d’un ordre social et la valorisation du capital culturel dominant.

« Pour tous », oui mais quoi et comment ? Annick Davisse
Notre époque porte l’exigence d’égalité en terme de « demande sociale » - parfois explicite, parfois non. L’usage de la formule « pour tous »1, comme de celle de « culture commune de haut niveau » sont-elles suffisamment évocatrices de ce que ces exigences appellent de transformations à opérer, pour concevoir les contenus scolaires et culturels comme les pratiques professionnelles ? Les luttes pour la « démocratisation » ont été et restent limitées par cette insuffisance d’explicitation.

« Un projet communiste pour l’école » Stéphanie Roza
Ces dernières décennies ont vu la gauche française, via un certain nombre de ses intellectuels, multiplier les critiques envers l’école républicaine traditionnelle. Un des premiers jalons de cette critique fut le travail des sociologues Bourdieu et Passeron sur les mécanismes proprement scolaires de la reproduction sociale. Dans La reproduction, paru en 1970, l’école est présentée comme une institution non seulement incapable d’émanciper les élèves issus des classes populaires, mais encore coupable de renforcer symboliquement la domination des classes supérieures.

Quand technicité et transversalité de la formation des enseignants ne permettent pas toujours aux élèves d’apprendre. Élisabeth Bautier

La situation est pour le moins paradoxale. Alors même qu’il s’agit aujourd’hui d’une formation initiale visant la professionnalisation, que le discours de lutte contre les inégalités reste apparemment d’actualité, les inégalités sociales se creusent et le mécontentement concernant la formation et sa faible efficacité lors de la prise de poste grandit, ni professionnalisation, ni réduction des inégalités. On peut essayer de comprendre pourquoi.

Le plan Langevin-Wallon, une ambition pour l’école Pierre Boutan

De novembre 1944 à juin 1947, la Commission pour un « plan de réforme de l’enseignement » (titre du rapport définitif) se tient à Paris sous une forme qui n’a ni de précédent ni de reprise.

Lire Wallon pour comprendre aujourd’hui : les enjeux de l’orientation scolaire. Régis Ouvrier-Bonnaz Avec la réforme de la scolarité obligatoire à 16 ans pour les enfants âgés de six ans au 1er janvier 1959 (ordonnance du 6 janvier 1959), le problème posé à l’école primaire à la fin du XIXème siècle concernant la nécessité de garder un contact avec la réalité économique et professionnelle pour préparer l’insertion sociale des jeunes touche le premier cycle du second degré, école moyenne devenue le passage obligé pour tous les jeunes.

Le commun dans l'horizon du communisme. Florian Gulli  Le terme « commun » a une longue histoire derrière lui, mais c'est depuis une dizaine d'années qu'il opère manifestement un retour en force. Très présent dans les ouvrages des intellectuels de la gauche « radicale », il imprègne aussi depuis quelques temps les programmes des organisations politiques.

A propos de l’ouvrage, Socialismes et éducation au XIXe siècle Guy Dreux

Jaurès comme point de départ Jaurès aura été pour nous, à l’institut de recherches de la FSU, un « point de départ ». Sur une proposition initiale de Christian Laval, nous avons pu en effet composer, avec la grande historienne Madeleine Rebérioux, la première anthologie de textes de Jean Jaurès uniquement consacrés à la question de l’éducation.

Les multiples visages de la domination patronale Danièle Linhart 
La pensée taylorienne visait la promotion de l’interchangeabilité et l’expulsion de la singularité. L’objectif était, pour l’employeur, de ne pas dépendre des connaissances, des savoirs et savoir-faire des ouvriers et surtout de leur subjectivité dans la mise en œuvre du travail. Donc de s’approprier les connaissances que détenaient alors les ouvriers de métiers pour leur imposer une organisation du travail constituée de prescriptions, gammes opératoires, délais alloués très détaillés pour une activité parcellisée et répétitive. 

L’université de Vincennes: histoire d’un essai de démocratisation universitaire.
Charles Soulié Il y a 50 ans, les étudiants se soulèvent contre le fonctionnement de l’université traditionnelle. Ils critiquent notamment son élitisme, immobilisme intellectuel, absence de démocratie interne, etc. Et ce qui, au début, n’est qu’une révolte étudiante s’étend ensuite à la société toute entière au point de devenir une crise sociale et politique majeure. En effet mai 68, c’est aussi une des plus grandes grèves ouvrières de l’histoire de France, un moment où la parole s’est libérée, de vacance du pouvoir, etc.

Politiques publiques locales et inégalités scolaires à Paris Adrien Tiberti.
Les communistes se battent pour un véritable service public d’éducation nationale, c’est entendu. Mais il n’en reste pas moins que les différentes lois de décentralisation ainsi que la demande sociale à laquelle les élus locaux sont bien plus sensibles que les parlementaires du fait de leur proximité avec les électeurs ont fait des collectivités locales des acteurs majeurs de la politique scolaire.