Réseau école du Parti communiste français

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Le blitzkrieg de Blanquer

Depuis la nomination du gouvernement, pas une semaine sans une déclaration très médiatisée de son ministre de l'Education. Vétéran des combats menés par la droite contre l'école, Blanquer cache ses galons derrière la fierté modeste du soldat-marcheur sans idéologie, armé de simple pragmatisme.

Le camouflage est de rigueur : chaque réforme de fond est doublée d'une mesurette sociétale. On soupèse interminablement la mesurette : le portable, dans un sac ou dans un casier ? Et l'on soustrait au débat public la remise en cause de l'accès à l'université en la présentant comme de simples ajustements techniques.

Que l'éducation et la formation soient les premières cibles d'un quinquennat de régression sociale n'a rien d'étonnant.

L'enjeu est d'importance et déborde le seul terrain de l'école : la révolution de la connaissance et des savoirs, avec les perspectives ouvertes par le numérique, est d'une portée comparable à celle de la révolution industrielle en son temps. Aujourd'hui comme hier, le choix est politique : des progrès techniques permettront-ils une amélioration des conditions de travail, du temps libéré, une meilleure compréhension et maîtrise des choix de société ? ou bien serviront-ils à inventer de nouvelles formes d'aliénation pour les salariés, une organisation du travail qui les isole et les divise, une formation qu'on n'élève qu'à condition de brider les pouvoirs des travailleurs, de canaliser leur créativité au profit d'une économie libérale des connaissances ?

C'est le moment ou jamais, se disent-ils, d'entamer cette guerre éclair : des élections récentes, un terrain éducatif déjà bien miné par de précédentes réformes, des personnels usés par une charge de travail toujours plus lourde, des lycéens et étudiants soumis à la pression d'une sélection permanente.

Mais ce déluge de mauvais coups ne saurait empêcher que se développe en profondeur la prise de conscience des enjeux. Les convergences des attaques contre les intérêts publics entraînent des convergences de luttes, dont le 22 mars donne un exemple.

Trouver comment tayloriser la pensée, c'est la feuille de route du soldat Blanquer et de ses ordonnances. Réfléchir l'accès aux savoirs et à la connaissance comme un droit universel de chaque individu et du collectif dans lequel il vit, c'est le projet communiste que nous proposons comme débouché politique des mobilisations qui se construisent.

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