Réseau école du Parti communiste français

Réseau école du Parti communiste français
Accueil
 
 
 
 

La révolution de la connaissance et des savoirs comme outil de la transformation sociale

Texte collectif de membres de la commission « éducation » du Conseil National :

Inscrivons dans notre projet la révolution de la connaissance et des savoirs comme outil de la transformation sociale.

 

Le capitalisme a intégré la place nouvelle des connaissances et de la créativité dans la production de valeur ajoutée. Il a besoin d’une main d’oeuvre plus créative et mieux formée, mais sans que ce haut niveau de formation et de créativité ne débouche sur une maîtrise accrue du travail et des choix collectifs.

Ce n'est pas par hasard si l'actuel ministre de l'Éducation Nationale, issu des milieux bien à droite, multiplie les sorties provocatrices pour des mesures complètement à rebours des besoins des élèves, de leurs familles et des professeurs. La méthode Blanquer / Macron est de tenter de prendre appui sur la place nouvelle des savoirs et de la créativité pour franchir une étape dans l’individualisation du travail et la mise en concurrence généralisée, empêchant ainsi l’accès à des pouvoirs nouveaux. Et pour faire de la connaissance une valeur marchande.

L'enjeu de la révolution de la connaissance et des savoirs est bien là. Si la bourgeoisie l'a bien compris, faisons grandir l'idée qu'ils sont en même temps un levier de transformation sociale.

La part du travail intellectuel ne cesse de croître dans l'ensemble des activités productives. La formation tout au long de vie, qui reste à construire, ne saurait minorer l'importance d'une formation de base, bien au contraire. Il est clair que la culture, les savoirs, la créativité engendrent une valeur ajoutée incontestable. De fait les processus cognitifs mis en œuvre dans le parcours scolaire peuvent devenir des leviers de la pensée et de l'action collective capables de peser sur les choix de société.

Le projet pour l'éducation du PCF est un projet d'émancipation. Le citoyen a besoin, sur des sujets complexes, de penser, de s'exprimer, de faire des propositions et des choix, de s'engager de militer. Il a besoin d'élargir ses horizons de vie, de culture, de sensibilité, d'ouverture aux autres.

La formation scolaire doit être pensée comme une culture commune, levier de toutes les émancipations singulières et sociales. Le système éducatif, s'appuyant sur l'idée que tous les êtres humains sont capables d'y parvenir, doit être permettre à tous les jeunes d'accéder à ce haut niveau.

Pensons l'accès aux savoirs et à la connaissance comme un droit universel de chaque individu et du collectif dans lequel il vit.

Cette visée politique est actuellement absente des chantiers du congrès extraordinaire dans la rédaction actuelle de la « feuille de route ». Elle est absente des « états généraux du progrès social » de février prochain. Inscrivons ce chantier dans notre réflexion commune.

Pensons La Révolution de la Connaissance et des Savoirs comme un outil de la transformation sociale. Le PCF dispose d'un projet élaboré par son secteur « éducation » qui s'intitule « l'école en commun » qui vient d'être édité en brochure. La commission organisera au printemps un colloque.

Les militants du secteur sont disponibles pour contribuer dans les fédérations à la réflexion des communistes sur le sujet.

 

Signataires : Christian Foiret, Anne Baudonne, Françoise Chardin, Marine Roussillon, Jean Noël Mauguin, Catherine Sceaux, Patrick Singéry, Erwan Lehoux

 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.