Réseau école du Parti communiste français

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Service public ou marché privé : l'éducation, un enjeu de classes !

Les communistes seront dans la rue le 10 octobre aux côtés de tous ceux qui défendent des services publics de qualité : ce n'est pas au passé qu'ils s'arc-boutent, mais à un avenir de partage, de  justice, d'égalité et d'audace sociale.

La politique de Macron est cohérente : aux riches, les yachts, aux pauvres, les rames et la galère. Et bien heureux qu'on leur demande de ramer, ça leur fait un petit job.

« Enrichissez-vous » : vieille prescription Louis-Philipparde, adaptée par le monarque bourgeois au capitalisme moderne. Pour s'enrichir, il faut acheter : tout doit être à vendre. Le défi de la première année de Macron, c'est de rompre définitivement avec les logiques de solidarité et d'intérêt public général où chacun paye selon ses moyens et bénéficie selon ses besoins de ce qui ne peut être objet de commerce : santé, éducation, sécurité et justice, communication, transport. Une idée qui garde plus que jamais sa force révolutionnaire, incarnée par les services publics.

Injonction est faite à ces services publics de se « moderniser ». Aujourd'hui, se « moderniser », c'est comprimer les coûts, précariser, en supprimant les postes de titulaires, appauvrir les fonctionnaires, en gelant le point d'indice (10% de pouvoir d'achat perdu depuis 2010), leur chicaner jusqu'au droit de se soigner quand ils sont malades, avec la journée de carence, aberration sanitaire assumée en raison de sa charge idéologique : le fainéant est un tire-au-flanc, c'est bien connu ! Les vieux et leurs retraites, les pauvres et leurs aides, les malades et leur santé, les victimes et leur justice, les enfants et leur école, voici le glorieux cœur de cible des attaques !

Le service public est encore toléré, à condition de devenir le parent pauvre destiné à ceux qui n'ont pas les moyens d'accéder au marché privé. 

L’éducation nationale est en première ligne. Un marché scolaire généralisé se met en place, dans lequel le service public ne serait plus que le produit "bas de gamme" certifiant le minimum de compétences rendant apte aux fonctions d'exécution, docile au contrôle social, compatible avec le nouveau Code du travail.  L'autonomie des établissements est une arme décisive : elle morcelle, particularise, isole, favorise la mise en concurrence et les hiérarchies ; elle fait assumer aux acteurs locaux des choix dont ils sont pourtant dépossédés, et formate les élèves dont auront besoin les actionnaires et patrons.  Les effets d’une précarité toujours plus violente empêchent les enseignants, les personnels et les élèves de « faire bien l’école ». 

Il faut en finir avec cette politique d'abandon, reprendre les moyens accordés à l'enseignement privé, arrêter de faire peser sur les collectivités locales le poids des renoncements de l'Etat, substituer la coopération à la compétition, du local à l'international.

Notre bataille, c'est la conquête d'un service public national d'éducation renforcé et amélioré, propre à former des citoyens maîtrisant collectivement leur travail, leurs choix de société, le sens qu'ils choisissent de donner à leur vie. Il n'a pas à être rentable, car son investissement est celui de savoirs d'autant plus étendus qu'on les partage. Le moderniser, c'est pour nous étendre son champ à de nouveaux domaines, celui de la petite enfance par exemple, développer la rechercheélever la qualification de ses agents, penser une formation initiale et continue leur permettant de maitriser les contenus et les enjeux de leurs missions, reconnaître leur travail, augmenter leur salaire et sécuriser les emplois. Sur tout le territoire, tous les élèves ont besoin d’enseignants et personnels solides parce que formés, protégés par le statut de la fonction publique d’état leur permettant d’exercer sereinement leur métier, et mieux payés. 

C'est le sens de la présence des communistes dans la rue le 10 octobre aux côtés de tous ceux qui, travailleurs du public comme du privé, défendent des services publics de qualité : ce n'est pas au passé qu'ils s'arc-boutent, mais à un avenir de partage, de  justice, d'égalité et d'audace sociale.

Nous voulons transformer l’école, de la maternelle à l’université, pour partager les savoirs et partager les pouvoirs. Notre projet « L’école en commun » s’articule autour de deux objectifs : l’égalité et l’émancipation.

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